Thinking beyond the canopy
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Forum de discussion 5. Les forêts bassin du Congo face à l’expansion agro-industrielle et minière

Point de contact : Patrice Levang
Organisation(s) : IRD / CIFOR
Coordonnées : CIFOR, Bureau régional pour l'Afrique centrale, Yaoundé, Cameroun ; Tél. : +237 22 22 74 51 ; courriel : p.levang@cgiar.org

Résumé

Pendant ces 20 dernières années, la plupart des administrations des pays du bassin du Congo ont tenté de sécuriser ce qui restait de leurs forêts en fixant les limites d’un « domaine forestier permanent » ou en créant des aires protégées. Cette politique de zonage semble avoir porté ses fruits pendant un certain temps. Mais ces 4-5 dernières années, de plus en plus d’entreprises agroforestières dans le monde ont cherché à acquérir de vastes étendues de terre dans le bassin du Congo. Le palmier à huile  et l’hévéa sont les principaux candidats pour la terre en Afrique centrale. Rien qu’au Cameroun, 1,5 million d’hectares ont été demandés pour développer ces deux cultures. Les mêmes tendances sont observables au Gabon et au Congo, voire en RDC. Dans le même temps, l’activité minière à petite et grande échelle s’étend rapidement dans les zones forestières, empiétant souvent sur les zones protégées. Alors que la plupart des gouvernements souhaitent attirer les investisseurs internationaux pour développer les régions forestières de leur pays, les ONG de conservation craignent que cette évolution ne s’effectue aux dépens des forêts tropicales riches en biodiversité du bassin du Congo, tandis que les ONG de défense des populations autochtones estiment que ce processus privera les populations forestières de leurs terres et forêts et les laissera sans ressources. L’objectif de ce forum de discussion est de réconcilier les positions des « conservateurs » et des « développeurs », de trouver une solution gagnant-gagnant satisfaisant les deux protagonistes.

Les grandes questions devant être examinées par le groupe

  1. Comment le développement agro-industriel et minier peut-il être réalisé sans détruire davantage de forêts primaires ?
  2. Comment les populations locales et les petits exploitants peuvent-ils être associés au développement agro-industriel et tirer parti de l’activité minière ?
  3. Comment planifier et assurer un développement agro-industriel et minier qui respecte l’environnement et les petits exploitants ?

Orateurs

  1. Orateur principal : Robert Leprohon, Spécialiste du zonage et de l’aménagement forestiers
  2. Contradicteur (conservation) : Rold Dieter Sprung, Directeur de la conservation, WWF, Cameroun
  3. Contradicteur (conservation) : Samuel Nguiffo, Centre pour l’environnement et le développement (CED)
  4. Contradicteur (développement) : Culbertson Enow Etta, Directeur des recherches et des plantations, PAMOL Lobe
  5. Contradicteur (développement) : Arend van der Goes, Consultant en environnement et développement social
  6. Contradicteur (développement) : Léonard Mpouma, Union des exploitants de palmiers à huile du Cameroun (UNEXPALM)
  7. Animateur : Clémentine Ananga Messina, Ministre déléguée auprès du Ministre de l’agriculture (MINADER)
  8. Rapporteur : Jaff Napoleon Bamenjo, Coordinateur, RELUFA

Documents de référence

  1. Anseeuw W., Alden Wily L., Cotula L. et Taylor M., 2012, Land Rights and the Rush for Land: Findings of the Global Commercial Pressures on Land. Research Project. ILC, Rome.
  2. Hoyle D. et Levang P., 2012, Le développement du palmier à huile au Cameroun. WWF, IRD, CIFOR, http://www.cifor.org/online-library/browse/view-publication/publication/3793.html
  3. Nguiffo S. et Schwartz B., 2012, Le treizième travail d'Héraklès ? Étude sur la concession foncière de SGSOC dans le Sud-Ouest du Cameroun. CED, RELUFA, http://www.relufa.org/partners/jhnewsletter/documents/13emetravailHeracles.pdf